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Happy Hoursur nos bières Maître Varlet
12,80 € Formule Baeckehoffe
17,60 € La Jarrette
13,20 €
Longtemps avant...
Il y a un siècle et demi, l'Alsace amorçait le virage qui allait faire d'elle la première région brassicole française, avec aujourd'hui plus de 50% de la production nationale. La grande industrie brassicole alsacienne est née en 1855 à Koenisghoffen (brasserie Gruber), mais la brasserie artisanale de fermentation haute a disparu complètement depuis 1897.
La ville de Strasbourg elle-même où Jean-Paul Haberstroh a recensé 85 sites de brasseries artisanales intra-muros, a été la grande perdante de cette mutation ; elle possédait 51 brasseries en 1812, 61 en 1850 et 2 en 1900 : la brasserie du Tigre et la brasserie de la Ville de Lyon. Les fermetures de petites brasseries urbaines se sont accélérées après le milieu du siècle dernier. 20% ont disparu avant 1850, 50% entre 1868 et 1879, 30 % entre 1889 et 1900. Les causes de ces fermetures sont nombreuses : caves inondables, structures trop petites, développement de la brasserie en France (avec de nombreuses possibilités de travail pour les brasseurs alsaciens), utilisation de la fermentation basse par Gruber en 1847 et généralisation de cette bière nouvelle fabriquée dans de grandes unités. La naissance de ces structures industrielles obligea quelques brasseurs dynamiques à quitter la ville et à s'installer dans les environs : Schiltigheim (L'Espérance en 1854, la Patrie en 1871, le Pêcheur en 1886) Koenigshoffen (les deux Cognées en 1874, le Bois Vert en 1893, Cronenbourg (brasserie du Bas-Rhin en 1871). [ lire la suite... ]
Ces brasseries industrielles devinrent elles-mêmes des concurrentes pour les brasseries situées intra-muros et accélérèrent le phénomène de fermetures. Elles exportèrent aussi, très facilement, leurs bières vers les autres régions françaises et en particulier vers Paris.
Une de ces brasseries, l'Espérance, fondée en 1746 par Jean Hatt, 22 rue des Veaux, à Strasbourg, est encore, au milieu du XIXe siècle, une petite brasserie de fermentation haute, possédant cependant une machine à vapeur depuis 1842 (la première dans une brasserie alsacienne). Le passage de la fermentation haute à la fermentation basse.
L'augmentation des ventes et "l'exportation" qui s'ensuivit, obligèrent son descendant Philippe-Jacques Hatt à transférer une partie de son activité strasbourgeoise à Schiltigheim, en 1854 : mais la brasserie de la rue des Veaux poursuivit sa production pour la seule ville de Strasbourg jusqu'en 1863. La brasserie de l'Espérance, si elle ne fut pas la première, ni la dernière, à fermer ses portes, fut la première à quitter Strasbourg. Elle était encore à cette époque le témoin d'une activité brassicole ancestrale, produisant une fermentation haute, vendue uniquement sur place dans le débit attenant à la brasserie. Heureuse époque où la bière coulait à flot mais où la concurrence n'existait pas entre la soixantaine de brasseries, qui jouaient toutes, la carte de la qualité.
Une de ces brasseries, l'Espérance, fondée en 1746 par Jean Hatt, 22 rue des Veaux, à Strasbourg, est encore, au milieu du XIXe siècle, une petite brasserie de fermentation haute, possédant cependant une machine à vapeur depuis 1842 (la première dans une brasserie alsacienne). Le passage de la fermentation haute à la fermentation basse.
L'augmentation des ventes et "l'exportation" qui s'ensuivit, obligèrent son descendant Philippe-Jacques Hatt à transférer une partie de son activité strasbourgeoise à Schiltigheim, en 1854 : mais la brasserie de la rue des Veaux poursuivit sa production pour la seule ville de Strasbourg jusqu'en 1863. La brasserie de l'Espérance, si elle ne fut pas la première, ni la dernière, à fermer ses portes, fut la première à quitter Strasbourg. Elle était encore à cette époque le témoin d'une activité brassicole ancestrale, produisant une fermentation haute, vendue uniquement sur place dans le débit attenant à la brasserie. Heureuse époque où la bière coulait à flot mais où la concurrence n'existait pas entre la soixantaine de brasseries, qui jouaient toutes, la carte de la qualité.











